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Sa'di, Le derviche et le roi (extrait du Golestân)
Sa'di est né et mort à Chiraz. Il perdit tôt son père, qui semble avoir appartenu aux milieux religieux de la ville, partit comme beaucoup de lettrés de son temps étudier à Bagdad et fréquenta divers groupes et maîtres spirituels en Syrie. Il accomplit plusieurs fois le pèlerinage à La Mecque. Revenu à Shiraz en 1256, l’année où les Mongols envahirent l’Iran, il ne quitta plus sa ville qu’une fois, pour un dernier pèlerinage. Outre un remarquable divan poétique, il y composa en parallèle ses deux grandes œuvres, le Bustân «Jardin des Parfums» et le Golestân«Jardin des fleurs», achevées respectivement en 1257 et 1258, — cette dernière date étant celle du sac de Bagdad par les Mongols de Hülegü, qui avait deux ans auparavant ravagé le Khorasan. Le Fars fut épargné entre autres raisons parce que Hülegü avait reçu la soummission anticipée de l’atabeg de Chiraz, Sa‛d ben Zangi. C’est en l’honneur de ce mécène que Moslehi ben ‛Abdollâh adopta le nom de plume de Sa‛di. Le Golestân est une collection d’anecdotes savoureuses, ancrées de la vie quotidienne de l’époque, écrites dans une prose d’une fascinante limpidité, et dont les enseignements sont formulés dans des vers qui atteignent souvent à une généralité de proverbe. Les anecdotes sont regroupées en huit livres encadrés par une introduction et une conclusion, et intitulés : 1) du caractère et de la conduite des rois ; 2) de l’éthique des derviches ; 3) des vertus du contentement ; 4) des avantages du silence ; 5) de l’amour et de la jeunesse ; 6) de la faiblesse et de la vieillesse ; 7) des effets de l’éducation ; 8) de la conduite de la société. * On trouvera ci-joint un extrait du Golestân qui met en scène les deux figures dominantes de la société dépeinte dans cette oeuvre: celle du roi et celle du derviche.
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