Le roman médiéval

On trouvera dans cette rubrique des extraits des grands romans médiévaux en persan composés dans le monde iranien entre le 11e et le 15e siècles

 

Le roman médiéval persan emprunte à des sources diverses, iraniennes et autres (arabes, grecques). Le premier chef-d’œuvre du genre est le Vis-o Râmin de Gorgâni achevé en 1054, consacré aux amours de Vis, promise par sa mère au roi Mowbad, avec son frère de lait, Râmin, frère cadet de Mowbad.

Mais le grand maître du genre est Le grand maître du roman médiéval en persan est Eliâs Abu Mohammad Nezâmi, qui passa toute sa vie à Ganje, en Azerbaïdjan. On garde de lui un recueil de poèmes lyriques composés tout au long de sa vie et cinq masnavis rassemblés sous l’appellation arabe collective de xamsa « les cinq ». Le premier est un poème didactique sur la doctrine soufie, marqué par l’influence de la Hadiqat al-Haqiqe « le jardin de la vérité » de Sanâ’i (1080-1131), premier grand poème du genre en persan, qui valut à son auteur d’être tenu pour leur maître par ‘Attar et Rumi. Il s’intitule Maxzan al-asrâr « l’entrepôt des secrets ». Les quatre suivants sont des romans, dont trois empruntent leur sujet au Šâhnâme de Firdowsi : Xosrow-o Širin, Haft peykar « les sept miroirs » et Isakandar-nâme « le livre d’Alexandre ». Le quatrième est consacré à ( ) au roman de Leyli-o Majnun, dont la trame provient de la tradition arabe.