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Le projet Kāśikāvṛtti

 

Le volet grammatical de l’Action concertée incitative « Grammaire et mathématiques dans le monde indien: histoire des savoirs, histoire des textes et nouvelles technologies au service de la philologie » s’est principalement concentré sur le plus ancien commentaire complet de l’Aṣṭādhyā de Pāṇini qui nous soit parvenu, la Kāśikāvṛtti (« Glose de Bénarès »), attribuée à deux auteurs, Jayāditya et Vāmana, qui date vraisemblablement du VIIᵉ siècle. Cet ouvrage, fondamental, non seulement pour notre connaissance du système pāṇinéen, mais aussi pour celle de l’évolution historique des spéculations linguistiques indiennes, a été édité en Inde à plusieurs reprises, mais n’a fait l’objet jusqu’ici ni d’une édition critique, ni d’une traduction intégrale dans une langue occidentale (seuls trois chapitres – sur trente-deux! – ont été traités à ce jour [Liebich, 1892; Ojihara et Renou, 1960-67]). Afin de remédier à la première de ces lacunes, MM. J. Bronkhorst et Y. Ramseier (Université de Lausanne) avaient posé, il y a une dizaine d’années, les premiers jalons en vue de la publication d’une édition critique de ce texte. Ils avaient réalisé, avec l’assistance de l’Université de Pune, une version électronique du texte intégral et collecté plus d’une centaine de manuscrits en Inde et en Europe. N’étant plus en mesure de mener à bien cette entreprise, MM. Bronkhorst et Ramseier ont généreusement accepté de nous faire bénéficier du travail déjà effectué. Le présent projet s’inscrit donc dans la continuité de leur effort.

Ce projet implique des chercheurs rattachés à différentes institutions indiennes et européennes, notamment au Bhandarkar Oriental Research Institute, (Pune), à l’École pratique des hautes études et à l’École des Hautes Études en Sciences Sociales (Paris), à l’École Française d’Extrême-Orient (Paris et Pondicherry) et à la Facoltà di Studi Orientali de l’Université « La Sapienza » de Rome (voir la liste des participants). Il n’aurait pu être mené à bien sans les différents financements dont il a bénéficié de la part du Centre National de la Recherche Scientifique et du Ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, mais aussi de la Society for South Asian Studies (SSAS, Londres), de l’École Française d’Extrême-Orient et d’Europaid (Projet « For an ITC Archeology of Ancient Indian Texts »), que nous tenons à remercier.

Voir les communications et publications réalisées dans le cadre de ce projet.